IV
Les feuilles sont revenues dans la nuit du deux. Elles se sont posées quelques jours avant de reprendre leur migration vers le nord. Ils en avaient profité pour ouvrir un nouveau chantier de réflexion et le carrefour de toutes les opportunités était tout bouchonné.
Bifurquant par la clairière municipale entre les rangées de peupliers électriques, je vis un réverbère dont les racines transperçaient le bitume et pendaient de l’autopont comme des lianes. Je branchais la prise à terre et réglais la molette du tronc. Les feuilles se frottèrent les mains. La chaleur fit vibrer l’air. Le vent se leva et souffla un courant d’air brûlant.
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